Par Mary E. Hart

En 2020, les épiceries et les magasins de vente au détail ont dû repenser la manière dont ils traitaient les commandes en ligne de plus en plus nombreuses et géraient la réduction du nombre des acheteurs en magasin. Même si certains clients sont retournés dans les magasins pour faire leurs achats en personne, l’attrait pour l’achat rapide et facile de produits d’épicerie en ligne, avec collecte à l’extérieur du magasin ou livraison à domicile, s’est maintenu.

Après le début de la pandémie de COVID, les commandes en ligne et la collecte à l’extérieur du magasin ou la livraison à domicile de produits d’épicerie et d’autres articles sont devenues la norme plutôt que l’exception. Les consommateurs se sont rendu compte de la facilité, de la sécurité et de la commodité de ce système, et les détaillants ont multiplié leurs offres de commandes en ligne. En fait, le rapport produit par l’étude de marché de Technavio estime que le marché des services de livraison d’épicerie en ligne aura un taux de croissance annuel composé (TCAC) de près de 29 %, avec une croissance de 631,84 milliards de dollars entre 2020 et 2024.

En raison de la demande de commandes en ligne, les épiceries et les détaillants intelligents s’orientent vers une combinaison de magasins de vente au détail en personne et d’un concept connu sous le nom de « magasins virtuels ». Les avantages d’un magasin virtuel sont nombreux, mais commençons par définir le terme « magasin virtuel », s’il est nouveau pour vous.

Qu’est-ce qu’un magasin virtuel ?

Lorsque vous entendez le terme « magasin virtuel », vous pouvez penser qu’il s’agit d’un magasin qui a fermé ses portes, qui n’existe plus vraiment ou qui existe seulement virtuellement. Au lieu de cela, un magasin virtuel est une épicerie ou un magasin de vente au détail qui se concentre exclusivement sur les commandes en ligne. Ces magasins, que l’on appelle aussi « arrière-boutiques » ou « micro-centres de traitement des commandes », n’offrent pas la possibilité de faire des achats en personne. Les commandes sont passées en ligne, traitées dans ces magasins virtuels et livrées au domicile du client en quelques heures ou livrées à l’extérieur du magasin à l’heure prévue par le client.

Alors que les magasins virtuels peuvent proposer uniquement la livraison ou uniquement la collecte des articles à l’extérieur du magasin, les magasins les plus solides proposent les deux options en même temps pour donner le choix aux clients. Selon une étude du cabinet conseil Forrester, 35 % des consommateurs choisissent des options de traitement telles que la collecte à l’extérieur du magasin afin de recevoir leurs commandes quand ils le souhaitent au lieu d’attendre une heure de livraison fixée à l’avance.

Afin d’offrir les options de collecte à l’extérieur du magasin et de livraison le jour même, les magasins virtuels sont généralement installés dans les banlieues et à la périphérie des villes.  Ils peuvent être situés à l’arrière d’une épicerie ou d’un magasin de vente au détail, ou disposer de leur propre bâtiment ou d’un espace séparé. Souvent, le site d’un magasin virtuel est un ancien magasin de vente au détail que les propriétaires ont dû réaménager en raison d’un manque d’activité en magasin et de marges très faibles.

Au Royaume-Uni, Tesco a ouvert son premier magasin virtuel en 2009, mais aux États-Unis, les magasins d’alimentation et de vente au détail n’ont commencé que récemment à faire la transition. La société de services immobiliers commerciaux JLL a noté dans son rapport Grocery Tracker 2021 que Kroger a ouvert son premier centre de traitement des commandes en mars 2021, tandis que Walmart a ajouté des mini-entrepôts automatisés, de près de 4 000 m² à près de 6 000 m², à ses magasins actuels afin d’augmenter la disponibilité des services de livraison et de collecte des marchandises commandées à l’extérieur du magasin. Et ces sociétés ne sont pas les seules à l’avoir fait. Research and Markets a constaté que les installations annuelles de micro-centres de traitement des commandes seront multipliées par plus de 20 d’ici 2030, passant d’un total d’environ 50 magasins virtuels en 2020 à quelque 6 600 magasins virtuels en 2030. De plus, les auteurs du rapport ont noté qu’il y aura un micro-centre de traitement des commandes pour dix pour cent des 40 000 épiceries des États-Unis d’ici 2030.

Les cinq avantages d’un magasin virtuel

Il y a cinq raisons principales pour lesquelles un détaillant ou une épicerie pourrait vouloir créer un magasin virtuel :

    • Exactitude des commandes. Les commandes sont passées en fonction de ce qui se trouve réellement dans le magasin à un moment donné, de telle sorte que le client reçoit ce qu’il a commandé et non un produit de remplacement choisi par un acheteur désigné.
    • Gestion des stocks. Cette exactitude s’applique à la fois aux commandes et aux stocks, car les articles sont scannés et les registres d’inventaire mis à jour au moment où un article est retiré des rayons pour une commande.
    • Réduction du temps de cycle. Les clients veulent que leurs commandes soient traitées dans la journée, voire même dans l’heure qui suit dans certains cas. Melissa Valentine, directrice des comptes mondiaux de la vente au détail chez Locus Robotics, affirme que les magasins virtuels offrent une vitesse et une efficacité accrues, ce qui réduit le temps de cycle jusqu’à ce que le client reçoive sa commande.
    • Réduction des dépenses de conception. Les magasins virtuels n’ont pas besoin d’avoir les allées élégantes et les décorations d’une épicerie ou d’un magasin de vente au détail. Au lieu de cela, ils peuvent ressembler à un entrepôt, ce qui permet au propriétaire du magasin d’économiser de l’argent qu’il peut alors consacrer à l’automatisation et à la technologie.
    • Réduction du nombre de travailleurs humains. Il faut moins d’employés lorsque les queues pour les paiements à la caisse sont supprimées. Les magasins virtuels intelligents utilisent une combinaison de travailleurs humains et de robotique pour sélectionner les marchandises.

La robotique dans les magasins virtuels

Les RMA tels que ceux de Locus Robotics contribueront à améliorer les opérations dans les magasins virtuels et les arrière-boutiques dans tous les domaines, y compris la collecte à l’unité (ou à la pièce), le transport de palettes, la collecte de caisses avec déplacement de palettes et les charges utiles lourdes.

Selon Melissa Valentine, « les RMA de Locus Robotics peuvent contribuer à l’exécution rentable des commandes dans les magasins virtuels, car les épiceries ont notoirement des marges très faibles et perdent de l’argent sur le traitement des commandes en magasin. Nous réduisons également leurs besoins en main-d’œuvre et, compte tenu de l’absence d’infrastructure nécessaire, nous pouvons facilement nous installer dans un magasin virtuel et mobiliser des robots dans tout le réseau pendant que les détaillants poursuivent leur stratégie traditionnelle de traitement des commandes. Au fur et à mesure que leurs stratégies changent, nos robots pourront évoluer et s’adapter avec elles. »

La solution Locus améliore considérablement la productivité des travailleurs de votre magasin virtuel ou de votre magasin physique de vente au détail, de 200 à 300 pour cent, ce qui permet d’augmenter la vitesse de collecte des produits commandés, de réduire les coûts de main-d’œuvre et d’accélérer les cycles de traitement. En outre, les employés de votre entrepôt peuvent alterner en toute transparence entre la collecte et le réapprovisionnement ou la remise en stock, ce qui contribue à améliorer l’efficacité globale de vos opérations dans l’entrepôt et à réduire les coûts de main-d’œuvre grâce à une véritable imbrication des tâches.

Vous êtes prêt(e) à découvrir comment notre solution Locus peut vous aider à optimiser l’automatisation de votre entrepôt de vente au détail ou de votre magasin virtuel et à améliorer votre efficacité ?

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